Association Historique Morin-Heights logo    mhha98@hotmail.com

Notre histoire


Histoire de Morin-Heights en bref      english
Sandra Stock



Pages disponible:
La municipalité de Morin-Heights célèbre cette année ses 150 ans. (2005)

Jusqu’à la première moitié du XIXe siècle, seuls quelques chasseurs autochtones, des Mohawk de passage pour la plupart, habitaient ici de manière saisonnière. Bien que des gens étaient installés depuis 1840 dans la région de Mille Isle, ce n’est qu’en 1850 qu’Augustin-Norbert Morin accompagné de son guide autochtone Simon, originaire d’Oka, vinrent arpenter la région. Morin devint plus tard ministre du Bas-Canada pour le Gouvernement de l'époque et responsable de la colonisation de ce district et de la création du canton de Morin. Le premier colon à s’établir dans le canton, fut Thomas Seale natif de Connaught, en Irlande. Il avait débuté le défrichage pour construire sa ferme en 1848, au Lac Écho. Le canton de Morin fut colonisé, d'une part, par de nouveaux arrivants qui venaient de Gore ou d'autres cantons plus anciens et, d'autre part, par des immigrants venus directement d'Irlande. Au début des années 1850, au nombre des premiers pionniers figuraient George Hamilton, qui fut plus tard le premier maire, Lawson Kennedy, Archibald Doherty, John Reilly, William Watchorn et John Newton.

Logging in MorinC’est en 1855 que Morin devint officiellement un Canton, au même titre que les autres. Quelques années suffirent pour y voir se former une communauté de pionniers qui défrichèrent la terre pour y bâtir des fermes, des scieries, des églises et des écoles. Des immigrants irlandais et écossais continuèrent d'affluer, de même que des colons de langue française, notamment les familles Corbeil, Bélisle, Guénette, Piché et Groulx, de St-Eustache, St-Jérôme et Saint-Sauveur.

Le premier recensement fut fait en 1861 par Charles Sinclair, un jeune fermier qui a fort probablement parcouru le territoire en raquette. Environ 350 résidents dont l’âge moyen était de 19 ans et dont très peu étaient âgés de plus de 60 ans. Dans son étude, Sinclair commentait sur la naturesawmill accidentée et difficile du terrain et de l’éloignement ressenti par les habitants. Les premiers colons ont dû surmonter bien des épreuves et se sentir isolés, mais ils travaillèrent d'arrache-pied à soutirer ce qu’ils ont pu du sol rocailleux pour subvenir à leur besoins. Le seul produit de culture qu’ils purent vendre à profit fut de la potasse, qu’ils obtenaient en brûlant les arbres qu’ils abattaient. Quelques moulins de mouture virent le jour, et par la suite des scieries, des magasins et un maréchal-ferrant ouvrirent leurs portes. Le premier pont fut érigé en 1850 sur la Rivière à Simon, à Christieville, et le réseau routier pour les véhicules roulants a tranquillement évolué à partir des premiers chemins. 

Il y eut quatre bureaux de poste dans le canton de Morin : Britonville (1857), Morin Flats (1875) Leopold (1844) et Christieville (1900). Avant la moitié du XXième siècle, bon nombre de résidents ne pouvaient compter que sur leurs chevaux ou leurs jambes pour se déplacer. En plus des nombreux bureaux de poste, il y eut aussi plusieurs écoles à une seule classe, pour la même raison. Le premier bureau de poste, près du lac Breton (d’où son nom Britonville), était situé entre le canton de Morin et Saint-Sauveur, où se trouvait la plus forte concentration d’habitants, soit sur la Côte St-Gabriel et le Chemin du Lac Écho. Morin Flats est éventuellement devenu le centre principal d’attraction et c’est en 1911 que son nom a été changé pour Morin-Heights, un nom plus approprié et plus attrayant. Leopold était un petit bourg près du Lac Anne au bout du Chemin Kirkpatrick. Christieville était, et ce jusqu’en 1960 au moins, l’endroit le plus commercial avec une scierie, un magasin Train stationgénéral, un maréchal-ferrant et jusqu’en 1962, l’année où le chemin de fer a été démantelé, une station ferroviaire. La station était située là où la Côte St-Gabriel croise aujourd’hui la route 364, aux limites de Saint-Sauveur. La venue du chemin de fer, le Canadien National, à Morin en 1895 mis un terme à l’isolement de la communauté,  permettant aux scieries locales de fournir de l'emploi à plusieurs citoyens durant les années difficiles de la Dépression; ce qui influença la croissance de l’industrie du bois d’œuvre, qui était déjà en bonne voie. Les deux principales scieries à l’époque étaient J.E. Seale et fils et la scierie Guénette, et sa fabrique de portes et châssis.

Dans les Laurentides, comme la saison fertile est très courte et que le sol est rocailleux, l’agriculture n’a jamais été davantage que de l’agriculture de subsistance. Les agriculteurs ont toujours travaillé ailleurs, quand il y avait du travail, et allaient bûcher l’hiver. L’ouverture des scieries a réellement contribuée à améliorer l’économie locale.  La raison d’être du chemin de fer était au départ de transporter les ressources naturelles et leurs produit d’exploitation, d’une région à l’autre. Boarding houseProbablement à la grande surprise des propriétaires des chemins de fer, ce fut le transport des vacanciers vers ces régions nouvellement accessibles qui s’avéra le plus rentable à long terme. Au départ, vers 1900, l’été seulement, puis vers les années 20, des visiteurs venaient toute l’année en train (il n’y avait pas vraiment de routes au Nord de Montréal, surtout pas l’hiver) et le ski s’est développé peu à peu.

Dès le premier été, les résidants construisirent des résidences d’été seulement, sur le bord des lacs environnants. Le lac Écho fut le premier lac à intéresser des gens qui souhaitaient fuir la ville, les fins de semaine. 

Dans les années 30, le ski devint populaire et chaque fin de semaine on vit arriver par train de nombreux visiteurs qui s'installaient dans les maisons de pension récemment ouvertes, souvent des maisons de ferme agrandies, dont certaines situées dans le village de Morin-Heights. Puis plusieurs hôtels ont ouvert leurs portes : Rockcliff, Bellevue, Alpino, Chatelet et d’autres. Bon nombre de ces hôtels avaient été ouverts par des familles d’origine allemande et suisse, telles que les Basler, ayant l’un des premiers remonte-pente et offrant tous les services d’un centre de ski, à petiteLe ski dans village échelle, si l’on compare avec les centres d’aujourd’hui. Bientôt, plusieurs pistes de ski alpin avec remonte-pente virent le jour. Des carrioles venaient accueillir les voyageurs au train et les emmenaient vers les diverses maisons de pension. L’arrivée d’un train était toujours considérée comme un événement pour les résidents.

L'année 1962 marqua la fin de l'ère ferroviaire avec la construction de meilleures routes bien entretenues et un nombre croissant de gens qui possédaient une automobile. L’amélioration des routes, de meilleures communications et la venue du radar à la base militaire du Lac St-Denis, contribuèrent vraiement à mettre un terme à l’isolement qu’avait jadis connu Morin-Heights.

C’est en 1952 qu’une nouvelle et grande école remplaça les écoles primaires à classe unique de la région et que le transport des écoliers par autobus remplaça le transport par grandes motoneiges bruyantes et très peu confortables, véhicules qui servaient aussi à livrer le courrier et de taxi l’hiver. En quelques années, cette nouvelle et grande école offrait une éducation complète, jusqu’au secondaire, et ce, jusqu’en 1981. Pour diverses raisons, cette année là, la vocation de l’école redevint réservée à l’éducation de niveau primaire et les élèves à l’âge du secondaire furent transférés et voyagés par autobus à Lachute.

Dans les années 1960 et 70, plusieurs nouveaux arrivants s'installèrent à Morin-Heights, parmi lesquels de jeunes américains opposés à la guerre du Vietnam. La municipalité devint alors un endroit plus cosmopolite et éveillé à la culture, renommé pour sa musique et ses arts. Toutefois, nous devons dire que l’atmosphère et la grande beauté de Morin-Heights a toujours attiré les artistes, dont certains sont aujourd’hui reconnus à travers le Canada comme Edwin Holgate, Helmut Gransow et Peter Whalley. Il y a toujours eu de « talentueux peintres amateurs », surtout paysagistes, au sein de la communauté. De nos jours, Arts Morin Heights, un groupe d’artistes locaux, poursuit cette tradition en présentant toute l’année des expositions de peinture, de céramique et de sculpture.

Le corridor aérobic, sur l’ancienne vois ferrée entre Morin-Heights et Montfort, sert aujourd’hui de sentier pour la marche, le vélo et comme réseau de pistes de ski de fond l’hiver. Le chalet/billetterie se trouve aujourd’hui là où était jadis l’ancienne station. Depuis les débuts du ski, d’autres pistes de ski de fond ont été tracées au fil du temps et Morin-Heights a été le berceau de skieurs champions. Ski Morin Heights, ouvert en 1981, est encore aujourd’hui une destination familiale populaire pour le ski alpin, et continu d’attirer des gens à Morin-Heights, considérée aujourd’hui comme une destination récréo-touristique. Le côté industriel de Morin-Heights s’est diversifié après les années 80, grâce à l'éclosion de nouvelles entreprises telles que Gourmet du Village, créée par Michael et Linda Tott. D'importants développements résidentiels, tels que Barmoral, avec son terrain de golf, et la nature paisible des lieux, continuent d’inciter les gens à s’installer dans notre petite municipalité en pleine expansion.

De tous temps, la protection de l'environnement naturel et du patrimoine historique a été une priorité ici. Morin-Heights se glorifie de son héritage bilingue, de la quiétude de son milieu, ainsi que de sa vie communautaire et familiale animée. Le thème de notre municipalité : "L'harmonie, c'est dans notre nature", est réellement approprié.

George Watchorn and sleigh



Page principal - en bref
Notre histoire
Recensements
Nouvelles /Événements
Publications
Devenez membre
Liens
Pour nous rejoindre

Pour envoyer du courrier, des questions ou commentaires sur le site, veuillez contacter la webmestre: webmaster@morinheightshistory.org
Droits d'auteur © Association historique de Morin-Heights
Dernière modification : jul. 2014